Chanson Douce de Leïla Slimani

Evaluation de la part de Laura

Je veux recommander Chanson Douce, le deuxième roman de Leïla Slimani. Ce livre (Aux Éditions Gallimard) a reçu le Prix Goncourt en 2016.
Le premier roman de Slimani est paru en 2014, Dans le jardin de l’ogre (dans la collection ‘Blanche’)
Ce mois-ci voit la publication d’un troisième roman Adèle .

Ici le commentaire publié au dos du livre:

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple ce met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se renfermer, jusqu’au drame.

A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent , des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

I give below an example of the writing style which follows nicely on from our recent work on the present tense.

Something terrible has happened in the apartment block and here Slimani introduces the viewpoint of a neighbour, who has shared the elevator with a neighbouring family’s children and their carer:

Mme Grinberg décrira au moins une centaine de fois ce petit trajet en ascenseur. Cinq étages après une légère attente au rez-de-chaussée.  Un trajet de moins de deux minutes qui est devenu le moment le plus poignant de son existence. Le moment fatidique. Elle aurait pu, ne cessera- t-elle de se répéter, changer le cours des choses. Si elle avait fait plus attention à l’haleine de Louise. Si elle n’avait pas fermé ses fenêtres et ses volets pour la sieste. Elle en pleurera au téléphone et ses filles ne réussiront pas à la rassurer. Les policiers s’agaceront qu’elle se donne tant d’importance et ses larmes redoubleront quand ils diront sèchement: ‘ De tout façon, vous n’auriez rien pu faire.’ Elle racontera tout aux journalistes qui suivront le procès. Elle en parlera à l’avocate de l’accusée, qu’elle trouvera hautaine et négligée , et la répétera à la barre, quand on l’appellera à témoigner.

Personal comment :

Finalement, un moment doux pour moi- en lisant ce livre j’ai pensé au style de Camus dans ‘l’étranger ‘. Les deux auteurs emploient une diction simple mais aussi très descriptive avec les phrases courtes et directes ;ils parlent  tous les deux d’une épisode grave et surprenante, ils introduisent tous les deux des caractères d’origine arabe.

Puis je me suis dit : Laura, tu penses comme ça surtout parce que le dernier livre que tu as lu en français était un livre de Camus – et voilà, il y a une quinzaine de jours le journal ‘L’Observer’ a publié un entretien avec Slimani au cours duquel on lui a posé la question ‘quelles sont vos influences?’ Première réponse: Camus!

Ease of reading 7 Short straightforward

sentences. Some shifts in point of view

Enjoyability 6 Shocking subject matter
Language relevance 10 Very useful
Language type Quite formal though based on everyday experiences. Great range of tenses employed
Kindle versus paper I don’t use a Kindle
Read versus listen Not sure
Page Turner Yes
Easy to pick up and put down Yes-short chapters
Location France
Interest Human Interest
Pages 244