Harold Cobert : Un hiver avec Baudelaire

Extract from lesson notes on this book

I borrowed ‘Un hiver avec Baudelaire’ by Harold Cobert from Marion and very much enjoyed it.

Marion read us a couple of bits which I am going to type up for you.

‘Sa femme l’a mis dehors, son CDD n’est pas prolongé.  Philippe est happé dans une spirale infernale et passe de l’autre côté de la barrière sociale : SDF, confronté à la dure loi de la rue, faite de solitude, de honte et de violence, jusqu’au jour où il rencontre Baudelaire.  Grâce à cet inérrable compagnon d’infortune, et avec l’aide d’un vendeur de kebab, d’une riche veuve et d’une dame pipi, il réussit à remonter la pente et à retourner à une vie normale.  Plongée sans fard dans le quotidien des plus démunis, un hiver avec Baudelaire, en mêlant romanesque et réalité sociale, poésie et âpreté, nous rappelle à quel point est précaire l’équilibre qui régit nos vies.’

Charles Baudelaire : Le Spleen de Paris : ‘Les bons chiens’

Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l’instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l’histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences !

Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent, solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l’homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : ‘prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur !’

 About the book : http://www.impudique.net/2009/05/un-hiver-avec-baudelaire-harold-cobert/

video by the author : http://www.youtube.com/watch?v=BfpA73DW_Ls

reviews : http://www.babelio.com/livres/Cobert-Un-hiver-avec-Baudelaire/150629

Interview with Harold Cobert : http://www.pariscilaculture.fr/2010/07/entretien-avec-harold-cobert-un-hiver-avec-baudelaire/

Philippe perd tout, et se retrouve SDF. Pourquoi avoir choisi ce sujet ?

L’idée m’est venue à la suite d’un documentaire consacré au Fleuron Saint-Jean, la péniche qui accueille les SDF avec leurs chiens dont il est question dans ce roman. Je suis tombé dessus par hasard, fin novembre ou tout début décembre 2007. Dans le sujet, on voyait notamment Pascal, un sans abri, et sa chienne, Jessica, une petite bâtarde, auxquels j’ai dédié le livre. Pascal expliquait qu’elle l’avait sauvé : sans elle, disait-il, il se serait déjà foutu en l’air. Le drame, c’était que Jessica était atteinte d’un cancer. L’opération étant chère, il envisageait de prendre une autre chienne, plus jeune, pour que Jessica la forme avant de partir pour son dernier voyage. Il y avait entre eux une charge d’amour extraordinaire. J’étais bouleversé. Puis, quelques semaines plus tard, hanté par cette histoire, je me suis rappelé la citation de Baudelaire extraite des Bons Chiens. Les deux éléments se sont télescopés, et le roman m’est apparu. Ses personnages, sa structure, son écriture. Je me suis mis au travail. Il y avait pour moi une véritable urgence à écrire cette histoire.

Le lendemain de la diffusion du reportage, les dons ont afflué massivement. Ils ont permis d’opérer Jessica, et de la sauver. Une Française qui vit en Espagne les a même accueillis pendant la convalescence de la rescapée.

Youtube report on the boat refuge from the book : http://www.youtube.com/watch?v=OzCQ3JjzQJs

Website : http://www.ordredemaltefrance.org/fr/solidarite-precarite-exclusion/2011-07-09-19-26-18/accueil-et-hebergement-durgence/le-fleuron-saint-jean.html

Le Fleuron Saint Jean permet aux passagers de trouver le réconfort nécessaire à un projet de vie. Leur séjour à bord leur permet dans un premier temps de « souffler », puis de reprendre des forces tant physiques que morales.

Jusqu’en Août 1999, aucune structure n’accueillait les hommes à la rue avec leur chien. L’Ordre de Malte France et la Fondation 30 Millions d’Amis se sont mobilisés pour répondre à cette situation de précarité aggravée. Ils ont réhabilité une péniche, le Fleuron Saint Jean.

 Ici, les passagers laissent leurs soucis sur le quai. Le bateau a une symbolique d’évasion, de rêve et leur permet d’espérer. 

Edith de Rotalier, bénévole

 

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